mardi 26 septembre 2017

Monterrico


Le minibus vient me chercher à 8 heures comme prévu. Nous descendons directement sur la côte en passant pas Escuintla. La route paraît belle mais le ciel est couvert de nuages, et il pleut. Plus on s'approche de la côte, plus les routes sont inondées. Il paraît que ça fait six jours qu'il n'arrête pas de pleuvoir. Monterrico est un petit village très agréable au bord de l’océan. D'ordinaire, il y a beaucoup de monde mais vu la météo, j'ai l'impression d'être le seul touriste. Je cherche un hôtel. Il y a une grande différence de prix entre les hôtels avec vue sur la mer et ceux plus en retrait. Je fini par en trouver un pas mal du tout avec une grande piscine pour un prix dérisoire. Huit euros la nuit et la piscine comprise bien sûr. La première mission est de trouver un couturier qui pourra me réparer les sangles de mon sac à dos qui sont en train de lâcher de nouveau, mais pas au même endroit. Les réparations vont finir par me coûter plus cher que le sac. Une petite couturière veut bien me faire ça pour cet après-midi. Je vais faire un tour sur la plage. Pour moi, le Pacifique a un côté envoûtant. J'ai l'impression que c'est le bout du monde. Le sable est noir, volcanique. C'est étonnant, il n'y a aucun coquillage. L'eau est très chaude. Il doit y avoir un courant chaud par ici. Je me rappelle qu'au Pérou, on ne pouvait pas se baigner tellement elle était froide. Cette balade m'a ouvert l'appétit. Je vais déjeuner un ceviche dans un petit restaurant en ville. Bizarrement, je n'ai pas trouvé de resto au bord de la mer. Puis je retourne à l'hôtel me baigner dans la piscine. Elle est pour moi tout seul. Que du bonheur. Vers 5 heures, je vais récupérer mon sac, tirer un peu d'argent et faire un tour près de l’embarcadère des pirogues. On me propose d'aller me balader demain dans les mangroves. Pourquoi pas, c'est une bonne idée. Vers 18 heures, il faut se cloîtrer dans nos chambres car les moustiques attaquent. Et ici, ils sont voraces. De vrais vampires, suceurs de sang.

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