jeudi 31 août 2017

La frontière mexicaine


Aujourd'hui, il pleut. Je prends mon petit déjeuner, paye l'hôtel puis vais à pieds à la gare routière. Il y a un bus local toutes les demi-heures pour Chetumal, première ville mexicaine après la frontière. Le passage à la douane se passe sans difficulté. Il faut payer une taxe d’une quinzaine d'euros pour sortir du Belize. On ne sait pas trop pourquoi. Le reste n'est que formalités. Je ne veux pas rester à Chetumal. Il paraît qu'il n'y a rien à voir depuis le passage du dernier cyclone qui a ravagé la ville. Je veux aller à Bacalar, un bled un peu plus loin au bord d'une lagune. Il parait que ça vaut le coup d’œil. J'arrive à trouver la station des collectivos qui y vont. Par contre, j'ai un mal de chien à trouver un distributeur de pesos mexicains. Bizarrement, j'en trouve un dans un commissariat de police. Fallait le savoir. Il y a un bel orage au-dessus de ma tête. Comme il me reste vingt minutes avant le départ, je bouffe un hamburger dans le petit resto de la station de bus. Pas terrible mais ça rempli le bide. Bacalar n'est qu'à une trentaine de kilomètres de Chetumal. En passant par la quatre voies, il nous faut à peine une demi-heure pour nous y rendre. Il y a une bonne marche pour rejoindre la lagune au bord de laquelle se trouvent les hôtels. J'ai du mal à en trouver un bon marché. Mais je fini par en dégoter un pas trop mal avec vue sur le lac. Comme j'ai faim, je vais manger une excellente pizza dans un pizzeria tenue par de vrais italiens, près de la place du village. Sur ce, j'ai un message de David qui me dit qu’ils viennent d'arriver à Bacalar et, que par le plus grand des hasards, ils logent juste à côté de mon hôtel. Incroyable. A à peine cent mètres. Je vais les rejoindre pour discuter autour d'un verre de whisky. Ils me racontent que finalement, ils ont abandonné l'idée d'aller dormir chez les mémonites. Ils ont trouvé l’ambiance trop coincée et se sentaient un peu voyeurs. Demain, nous décidons d'aller nous balader ensemble.

mercredi 30 août 2017

Lamanaï


Un 4x4 vient me chercher à l'hôtel à 9 heures précise. Il y a déjà un couple de français ch'tis qui attendent dans la voiture. David et Michou. Ils ont la cinquantaine. Ils ont l’air très sympas et marrants. Ils finissent leur second tour du monde. Le chauffeur nous emmène à l’embarcadère des bateaux sur le fleuve New River. C'est à une dizaine de kilomètres au sud d’Orange Walk. Nous allons parcourir une quarantaine de kilomètres sur le fleuve pour rejoindre le site maya de Lamanai. Nous apercevons quelques beaux oiseaux et des iguanes. Ça grouille aussi de caïmans mais nous n'en verrons pas. Le bateau fait trop de bruit. Cette navigation est très agréable. Il y a aussi un couple de jeunes new-yorkais qui nous accompagne. Ils ne sont pas très bavards. La balade nautique doit durer environ une heure. C'est très agréable. L’eau rafraîchit l’atmosphère. On bavarde pas mal avec les ch'tis. On se raconte nos voyages. On en a beaucoup en commun. Le site est sympa mais j'avoue que je sature un peu. Le chauffeur a prévu un pique-nique. Frugal mais bon. Puis nous reprenons le bateau dans l'autre sens. C'était une belle promenade avec une chouette rencontre. Quelques belles photos aussi.

mardi 29 août 2017

Orange Walk


Comme j'ai un peu de temps avant de rendre la chambre, je vais visiter le musée de la ville. Il se trouve à deux pas de l'hôtel. Il est seulement 9 heures et il fait déjà une chaleur accablante. Le musée est situé dans une ancienne prison coloniale. Rien de transcendant. Quelques expositions sur la traite des noirs, sur les populations Mayas et sur les insectes. Il n’attire pas grand monde et on comprend pourquoi. Je retourne à l'hôtel, prends mon sac, mets les clefs de ma chambre dans une boîte aux lettres puis me dirige vers la gare routière. Au passage, je vais tirer un peu d'argent. Je risque d'être un peu court pour finir mon séjour au Belize. Cette fois-ci, c'est un vieux bus qui s'arrête souvent. Mais nous ne mettons que deux heures pour rejoindre Orange Walk. Drôle de nom pour une ville. Comme son nom ne l'indique pas, c'est la ville de la canne à sucre et des sucrières. Il n'y a pas grand-chose à voir mais je la trouve plus avenante que Belize City. On vient surtout ici pour visiter le site maya de Lamanai. Je me fie à mon guide pour trouver un hôtel. J'ai décidé de me faire plaisir et de prendre un bon hôtel avec de la clim. J'avoue que j'ai du mal à supporter cette chaleur moite. Ça me rend mou et amorphe. C'est cher, comme tout ici, mais ils me font une réduction. J'en profite pour réserver une excursion pour aller visiter Lamanai demain matin. Je me balade un peu dans la ville mais il n'y a pas grand-chose à voir. À part peut-être les mennonites, une communauté de mormons. On les voit souvent se balader dans la ville. On se demande vraiment ce qu'ils foutent là. Les hommes sont vêtus de pantalons noirs, de chemises à carreaux avec des bretelles et des chapeaux de paille. Les femmes sont, elles, habillées de robes longues noires et de grands chapeaux blancs. Comment ne crèvent-elles pas de chaud ? Elles suivent bien sagement leur mari. C'est « la maison dans la prairie » sous les tropiques. Décalage complet.

lundi 28 août 2017

Belize City


Je vais prendre mon bus sur la place principale. Il y a un office du tourisme qui m'explique certains trucs à voir au Belize. En plus, le type très sympa me file une carte du pays. Le bus part à 9 heures. C'est un bus express. Il ne met que deux heures pour rejoindre Belize city. Les paysages sont assez monotones. De la forêt tropicale à perte de vue. J'ai repéré un hôtel dans le centre-ville. C'est relativement cher mais ici, tout est cher. Surtout si on veut un minimum de confort. Et avec cette chaleur, la climatisation s’impose. Une fois mon sac déposé, je vais me balader un peu en ville. Pas grand-chose d'intéressant à voir. Des vieilles maisons en bois qui datent d’un bon siècle et qui ont résistées aux cyclones. Des écolières sortent d’une école religieuse. Elles ont toutes la même tenue blanche avec un nœud de couleurs différentes, sûrement en fonction de leur classe. Je croise pas mal de pauvres en guenille. Surtout des noirs et souvent imbibés d’alcool. Je vais jusqu'à la pointe de la presqu’île où il y a un phare. Puis je rebrousse chemin vers la rue commerçante du centre. Rien de très folichon. Je trouve difficilement un restaurant à peu près correct près des quais. Du poisson pané, du riz et une bière. Ce n’est pas ici que je vais faire un repas gastronomique. Retour dans ma chambre climatisée pour respirer un peu.

dimanche 27 août 2017

San Ignacio


Je prends un bon petit déjeuner dans le restaurant de l'hôtel puis prends un taxi qui m'emmène jusqu'à Benque Viejo, près de la frontière du Guatemala. De là, je prends un petit bac gratuit pour traverser la rivière. Après une petite marche d'un kilomètre et demi sous la chaleur, j'arrive à l'entrée du parc de Xunantunich. Un site maya idéalement perché sur une colline. Du haut de la plus haute pyramide, il y a une vue superbe sur la région. On voit même le Guatemala qui est vraiment tout à côté. L'endroit est calme et paisible mais il fait très chaud. Je transpire à grosses gouttes. J'ai la chemise trempée. A la sortie du site, je bois une bouteille d'eau glacée à la buvette en discutant avec un guide. Il me sort autant d’eau en transpiration qu'il en entre par la bouche. Puis, je redescends la route et reprends le bac. Sur la grande route, je chope un taxi qui me ramène jusqu'à San Ignacio. Je l'arrête avant d'entrer en ville pour aller visiter un autre lieu archéologique du coin. Cahal Pech. Il est midi, il n'y a personne. Pourtant le dimanche, les béliziens ne paient pas. Nous, si. Le site est sympa mais je commence un peu à saturer des ruines. Je redescends en ville et m'arrête au passage dans un restaurant très chouette qui fait d'excellents fajitos. Finalement, j'ai bien marché.

samedi 26 août 2017

Le Belize


J'aime beaucoup cet endroit. Je profite de la matinée pour glander un peu sur la terrasse qui surplombe le lac. Il y a plein d'oiseaux qui viennent me tenir compagnie. Puis je prépare mon sac et quitte ce petit coin de paradis. Direction le Belize. Un tuk-tuk m'emmène jusqu'à la route principale. Au moment même de notre arrivée au carrefour, un collectivo s'arrête. Il va bien à la frontière. Il m’embarque. Nous passons devant les ruines de Yaxhà. J'aurai bien aimé m'y rendre mais trop compliqué pour trouver un transport. Ou alors il aurait fallu marcher 11 kms sous la chaleur. Je ne m'en sentais pas le courage. La frontière se passe bien, à part une queue du côté bélizien. A la sortie de la douane, un taxi me propose de m'emmener jusqu'à San Ignacio. J'accepte. J'ai la flemme de prendre le bus local. Il y a à peine 15 kilomètres à faire. Le taxi me dépose directement à l'hôtel que je lui ai indiqué. J'ai choisi une chambre climatisée. C'est plus cher mais c'est plus confortable, surtout avec cette chaleur humide difficilement supportable. Je vais tirer du fric local, des dollars béliziens. Puis je vais manger des nouilles sautées dans un resto chinois un peu crade. Je vais aussi me renseigner sur ce qu'il y a faire dans la région. Demain, il y a une visite de grottes organisée mais c'est très cher et ça ne me tente pas vraiment. Il fait vraiment très chaud. Je vais profiter de la clim de ma chambre. C’est assez étonnant ce petit pays. Il y a à peine 350 000 habitants. C'est un mélange de noirs, de blancs, de chinois qui tiennent les commerces, de latinos et de métis bien-sûr. On y parle aussi bien l'anglais que l'espagnol. On utilise deux monnaies, le dollars Belize et le dollar américain. Il y a deux capitales. Et une pléthore d'églises anglicanes. Bref, il y a toujours le choix.

vendredi 25 août 2017

Tikal


Le minibus vient me chercher à 5h30. En fait, ce sont des minibus qui viennent de Florès. Ils sont remplis de jeunes routards complètement endormis. Eux sont partis à 4h30. Il faut à peine une heure pour atteindre la porte du parc. On paye un droit d'entrée de 150 Quetzales. Une petite pause pour boire un café, puis c'est parti. Je vais dans le sens opposé des visites guidées, ce qui fait que je suis quasiment seul. Au début, je me perds un peu puis finalement je prends une photo de la carte du site que me prête gentiment un couple de québécois. Ça va être plus facile. Il y a beaucoup de brume ce matin mais ça va vite se lever. Vers 9 heures, c'est le grand beau. Ce que j'aime bien ici, c'est qu'ils ont conservé un grand nombre de ruines encore ensevelies. On a l'impression de découvrir les temples comme au temps des premiers explorateurs. Il y des temples plus ou moins imposants disséminés un peu partout. En tout cas, ça vaut le coup rien que pour la balade en forêt. Au bout de quatre heures de marche, j'ai l'impression d'avoir fait le tour des principaux sites. Les autres sont encore bien cachés. La plupart des monticules de pierres sont des temples recouverts de végétation. Il commence à faire vraiment très chaud. Je rentre au parking puis retour à El Remate. Je déjeune au restaurant de l'hôtel. Comme d'habitude, un délice. La patronne me propose de me faire préparer un plat typiquement régional pour le dîner de ce soir. Une sorte de ragoût. Qu’est-ce qu’on est bien ici. Ça va être dur de repartir.

jeudi 24 août 2017

El Remate


Je prends un super petit déjeuner sur une terrasse au bord du lac. C'est vrai qu'on est bien ici et qu'il a l'air de faire bon vivre. Mais j'ai quand même envie de changer de crèmerie. J'ai envie d'aller de l'autre côté du lac à El Remate. Ça a l'air plus paisible et moins touristique. Je me renseigne sur le prix des lanchas mais c'est hors de prix. Je vais donc me débrouiller par la voie terrestre. En sortant de l'hôtel, un type me propose de faire un tour en lancha sur le lac. Je me dis que c'est un bonne idée avant de prendre mon bus pour El Remate. On passe donc une petite heure à naviguer sur le lac. C'est sympa. Il m'explique plein de trucs sur la région. Puis il me dépose à un embarcadère sur la rive et m'indique où je dois prendre mon bus. Un type qui vend des noix de coco à un croisement m'aide à trouver un minibus. J'ai à peine le temps de boire mon lait de coco qu'il y en a un qui arrive. Il met une petite demi-heure à m'emmener à destination. Là, je trouve un hôtel paradisiaque au bord du lac avec un joli jardin très bien entretenu. Pour déjeuner, on me sert un délicieux poisson, pescado blanco, tout frais sorti du lac. Un régal. Puis je vais faire une petite sieste en mettant un peu de clim. J'avoue qu'avec ce temps chaud et humide ça fait un bien fou. Qu’est-ce que c'est tranquille ce coin. Ça change de Florès. Je vais faire une promenade à pieds autour du lac. C'est paisible et reposant. Je dîne léger au restaurant de l'hôtel tout en diffusant mes photos sur Internet. Demain, il faut que je lève tôt pour aller visiter Tikal.

mercredi 23 août 2017

Florès


Je prends la première navette fluviale pour me rendre à Rio Dulce. C'est une ville routière au bout de la lagune. De là, je prendrai un bus pour me rendre à Florès. Le bateau traverse la lagune en passant par des coins sympas où l'on peut apercevoir des oiseaux. Entre la lagune et l'océan, il y a une grande gorge avec de grandes falaises couvertes de forêt. Un petit arrêt touristique aux eaux chaudes. En prenant son temps, il nous faut une heure et demi pour atteindre Rio Dulce. De là, on rejoint à pied l'arrêt de bus. On nous dit qu'il faut attendre le bus une petite demi-heure. En fait on l'attendra plus d'une heure et demi dans la chaleur, au bord de la route. Il n'y a que des jeunes routards de toutes nationalités. Lorsqu'enfin le bus arrive, il est complet. Nous devons rester debout et attendre que des passagers sortent pour prendre leur place. Au bout d'une heure et demi, j'arrive enfin à m’assoir. Je n'ai pas vu le paysage de la route mais je crois que je n'ai pas perdu grand-chose. Des collines couvertes de jungles verdoyantes. Une fois arrivés à Florès, des minibus tente de nous diriger vers des hôtels de leur convenance. Florès est en fait une île sur une lagune. C'est assez mignon mais très touristique. Il y a des hôtels et des restaurants partout. On a que l'embarras du choix. Mais ici, tout est cher. Je trouve une chambre avec un petit balcon qui donne sur le lac. Sympa mais il fait une sacrée chaleur à l'intérieur. Sans doute parce que je suis sous la terrasse. Je vais dîner dehors. Je mange quelques tapas délicieux au bord du trottoir puis vais me renseigner sur les excursions dans un petite agence. L'attraction locale, c'est bien entendu Tikal mais il y a aussi d'autres sites Mayas intéressants comme Yaxha. On réfléchira à tout ça demain.

mardi 22 août 2017

La Playa Blanca


Apparemment, je dois libérer la chambre ce soir. Il y a eu une erreur de réservation. La nana de l'hôtel doit me trouver une autre chambre ailleurs. Ici, tout est complet. Je retourne à l‘embarcadère pour annuler mon bateau avec le petit vieux. A 9h30, une lancha vient nous chercher sur le ponton juste en face de l'hôtel. Nous sommes une bonne quinzaine, surtout des jeunes. Nous faisons une halte pour voir des cascades le long d'un rio. Il y a quelques piscines naturelles. C’est sympa de se promener dans le rio, les pieds dans la flotte. Puis nous reprenons la lancha pour aller un peu plus loin sur la côte, dans un petit coin de paradis. La playa blanca. Il n'y a pas grand-chose à faire à part la bronzette et la baignade. Pas trop mon genre. Je vais me balader le long de la plage mais suis vite stoppé par les mangroves. A à peine deux cent mètres de la plage touristique, c'est un vrai dépotoir de poubelles. On comprend mieux pourquoi on doit payer un peu. Ici, ils doivent nettoyer tous les jours. On glande jusqu'à 15 heures puis retour à Livingston en longeant la côte. Trois heures de plage, je crois que j'ai eu ma dose pour un moment. Ils avaient annoncé de la pluie toute la journée mais finalement nous avons eu droit à un temps magnifique. De retour à l'hôtel, comme prévu, je déménage à l'hôtel Dona Alida. Je n'y perds pas au change. Il est plus tranquille et donne directement sur une plage. Ici, la plage, c’est de l’herbe bien verte. Pas de sable. Je retourne au restaurant du port pour manger un Tapado. C'est une espèce de bouillabaisse local où on mélange tous les restes de poissons. C'est plutôt bon et l'idéal pour un dîner léger.

lundi 21 août 2017

Livingston

Il a plu toute la nuit. Et de la grosse pluie bien tropicale. Cet hôtel est extraordinaire. On retourne cent ans en arrière. Comme si rien n'avait changé depuis. Même la salle à manger est d'origine. Le serveur est un vieux noir tout droit sorti d'un vieux film. Je prends quelques photos de l'endroit pour m'en souvenir puis je vais à pieds à l‘embarcadère des lanchas. C'est comme ça qu'ils appellent les petits bateaux à moteur ici. Il y en a une qui est sur le départ juste quand j'arrive. Décidément, j'ai beaucoup de chance. La traversée jusqu'à Livingston ne dure que trente petites minutes. Faut dire qu'ils sont équipés de sacrés moteurs. C'est sympa d’arriver par la mer. Livingston est un petit bled paumé. On n’y accède que par bateau. Il n'y a pas de route, les gens n'en veulent pas. Il est principalement peuplé de garifunas, des anciens esclaves noirs venus se réfugier ici. Au débarquement, il y a les inévitables rabatteurs qui tentent de nous diriger vers certains hôtels qui les rémunèrent au passage, à notre détriment bien entendu. J'arrive à m'en débarrasser assez facilement. Après la visite de deux ou trois hôtels, j’en trouve un très sympa et bon marché avec une vue sur la mer. Devant moi, la baie. Il ne manque plus que les vaisseaux de pirates. Je vais faire un petit tour dans le bourg. Il n'y a pas grand-chose à voir, juste une ambiance typiquement caraïbe et nonchalante. J'achète une chemise à manches courtes. Il n'y a que ça que je supporte ici. Puis je vais manger une langouste sur la terrasse du resto du port. Un vrai délice. Je rencontre un type qui me propose de louer sa barque pour la journée de demain. C'est relativement cher mais je me dis que ça vaut sans doute le coup. Mais plus tard, à l'hôtel, on me propose de me greffer sur un groupe de cinq canadiennes. C'est beaucoup plus économique. Il fait chaud et très humide. Je dois prendre plusieurs douches par jour. Il parait qu'il y a aujourd'hui une éclipse solaire aux États-Unis. Ici, on ne voit rien. Sauf à la télé comme tout le monde.

dimanche 20 août 2017

En route vers Puerto Barrios

Finalement, j'ai changé mes plans. J'ai lu qu'on pouvait accéder en bateau à Livingston en passant par Puerto Barrios. Une ville portuaire plus au nord. En plus, il parait que ce port a un côté « fin du monde » complètement glauque. J'adore ! Après mon petit déjeuner, je retourne à l'agence de voyage pour savoir si par hasard, il n'y a pas un départ ce matin. On me dit qu'un minibus est parti ce matin pour Puerto Barrios. Eh merde ! On me conseille de prendre en minibus qui retourne à Antigua et de m’arrêter à Rio Hondos. De là, je pourrai trouver plus facilement un bus pour Barrios. J'acquiesce. Je perdrai moins de temps de cette façon. Un minibus vient me chercher à l'hôtel à midi. Le chauffeur m'explique qu'il fait le trajet aller-retour tous les jours de la semaine. Ça doit être crevant. Nous passons la douane en cinq minutes, un record. J'ai pu négocier avec le chauffeur pour me mettre devant, à côté de lui. On voit mieux le paysage. On discute un peu. La route montagneuse est plutôt jolie. Il me dépose cent bornes plus loin, au croisement de la route qui mène sur la côte caraïbe. Apparemment, je viens de rater un bus à 5 minutes près. Le suivant passe dans trois heures et demi. Je demande s’il n'y a pas d'autres solutions ? Sympas, ils me conseillent d'attendre le passage d'un minibus sur la route. Ce que je fais. Et par chance, j'en trouve justement un qui va à Puerto Barrios. J'ai vraiment le cul bordé de nouilles. Bon, c'est un minibus local blindé de monde mais on me trouve une place à côté de deux charmantes minettes. On se sert un peu, normal ! Il fait de plus en plus humide et chaud. On approche de la mer. On arrive enfin à Barrios vers 17 heures. Grâce à mon GPS, j'arrive à trouver l'hôtel del Norte, situé juste à côté du port industriel. C'est un très vieil hôtel tout en bois qui date de cent ans et qui n'a pas bougé depuis. J'adore ces endroits chargés d'histoire. Je dégouline de sueur tellement l'atmosphère est moite. Je prends une chambre bien pourrie mais avec une vue sur la piscine et la mer. Je prends une bonne douche et en profite pour faire un peu de lessive. Puis je descends au resto de l'hôtel. Le garçon, un vieux noir très sympathique, me dit qu'ils ne servent pas de poisson. Mais il me conseille d'aller au resto d'à côté. Il y a une petite fête sur les quais. Je trouve le restaurant. Je m’installe sous la grande paillotte. Je commande un ceviche. Puis, la pluie tombe brusquement. Heureusement, je suis abrité. Dehors, tout le monde s'enfuit en courant. Une fois l’averse terminée, je retourne à l'hôtel pour bien dormir.

samedi 19 août 2017

Copàn

J'ai bien dormi. Ça faisait longtemps. Je vais prendre un petit déjeuner dans un petit resto en bas de la rue. Puis je marche jusqu'au site. Ce n'est pas très loin. A peine un quart d'heure. On passe un petit pont à la sortie de la ville puis c'est tout droit. Il suffit de suivre le chemin. A la caisse du site, ils ne veulent pas de monnaies guatémaltèques, des Quetzales. Juste des Lempiras, la devise locale, ou des dollars américains. Je n’en ai pas assez sur moi, c'est la merde. Le caissier me propose d'aller faire du change dehors. Lui n'a pas le droit d'en faire. Je vais donc dans une boutique à touristes. Le type à peine sympathique me propose un taux de change limite foutage de gueule. Comme je râle un peu, j'arrive à négocier. De toute manière, je n’ai pas trop le choix, sinon il faudrait que je retourne en ville et je n'ai pas vraiment envie. Me voilà enfin entré dans le parc. Comme il est huit heures du matin, il n'y a pas encore grand monde. J'en profite pour faire le tour dans le sens contraire des guides afin d'être plus tranquille pour prendre des photos sans personne dessus. Et c'est plutôt réussi, je suis quasiment tout seul. Le temps est plutôt nuageux. Ça va rendre la prise de photos plus compliquée. Le site est composé de pyramides et de stèles éparpillées un peu partout. Je me balade un peu au hasard. Puis je retourne à l'entrée du parc pour tout refaire dans le bon sens. Les groupes scolaires débarquent. Mais ça va, ce n'est pas non plus la foule. Il y a de très beaux perroquets qui volent un peu partout au-dessus de nous. Ils ont des couleurs magnifiques. Je déambule trois heures dans le parc, puis rentre en ville. Au moment précis où je sors du site, le soleil réapparaît. Pas de bol. Mais ce sera de courte durée. Je vais faire un tour en ville et me renseigne sur les bus pour retourner au Guatemala demain. J'ai l'impression que ça ne va pas être simple. Il n'y a pas assez de monde pour affréter un minibus direct pour Rio Dulce. Il va falloir que je prenne des bus locaux. Ça va être sport et risque d'être long. Je vais déjeuner au même resto que ce matin. Des spaghettis à la carbonara avec des morceaux de poulet. Pas si mal.

vendredi 18 août 2017

La route de Copán - Honduras


Voilà, mon circuit commence vraiment maintenant. Je reviendrai à Antigua dans un mois et demi environ, avant de reprendre mon avion de retour vers la France. Je me demande bien pourquoi le minibus part si tôt. En fait, on comprend assez vite. Nous traverserons Guatemala city et il faut éviter les bouchons du matin. A cinq heures, c'est déjà bien chargé. Alors plus tard, je n'ose pas l’imaginer. Au début, tout le monde roupille plus ou moins. A mi-parcours, nous sommes ralentis par des gros travaux routiers. C'est assez impressionnant. Ils creusent la montagne pour élargir la route. On attend plusieurs heures à cause des circulations alternés. On met plus de huit heures pour parcourir les 170 kilomètres. Le passage de la frontière hondurienne va relativement vite. Copán se trouve juste derrière la frontière, à 10 kms. C'est un petit village de montagne plutôt joli et touristique aussi. On est harponné à la sortie du bus pour choisir notre hôtel. Je préfère me fier au guide et marcher un peu au hasard dans le village. Je trouve un hôtel sans prétention et pas trop cher, près du centre. Il est sur la route qui mène aux ruines. Ce sera parfait. Je fais un petit tour en ville puis rentre me reposer. Le soir, je fais la connaissance de Vivianna. Une italienne en vacances qui travaille dans une ONG au nord du Guatemala. Nous discutons assez tard du machisme très fort qui règne ici.

jeudi 17 août 2017

L'ascension du volcan Pacaya

Le chauffeur du minibus vient me chercher à la porte de mon hôtel à 6 heures précise comme prévu. Il fait frisquet. J’ai mis une polaire. Nous parcourons la ville pour aller chercher d’autres touristes. Il y a de tout, des Italiens, des Catalans, de allemands, des israéliens et bien entendu, un paquet d'Américains. Ce serait difficile de les oublier, on entend qu'eux. Surtout les femmes. Elles parlent tout le temps. Enfin, quand je dis « elles parlent », « elles gueulent » serait plus approprié. Pour rejoindre le volcan, il faut compter environ une heure et demi de route sinueuse. Aujourd'hui, il ne fait pas très beau. Les nuages sont bas. Ce n'est pas de bon augure. Mais bon, il ne peut pas, c'est déjà ça. Arrivés au camp de base, un grand nombre de types nous attendent avec leurs chevaux. « taxis naturels » comme ils disent. Nous payons le droit d'entrée au parc puis commençons l'ascension. Ça grimpe un peu mais rien de terrible. Les gauchos nous suivent derrière comme des vautours au cas où on aurait un coup de fatigue en cours de route. Et ça marche. Une bonne dizaine de touristes craquent. Nous entrons dans les nuages. Au sommet, ils sont toujours là. Heureusement, il y a parfois quelques éclaircies. On devine le cratère. Le volcan a explosé fortement il y a 3 ans. Par endroit, la lave est encore chaude. Ça fume encore. L’endroit est assez étonnant. Au fond, il y a même une petite bicoque qui vend des babioles en lave. Les guides font fondre des marshmallows au bout d'un bâton. Ça amuse les touristes. Puis nous redescendons gentiment. L'aller et retour aura duré 3 heures et demi. Une petite balade bien sympathique. Puis le bus nous ramène par la même route. Au loin, on aperçoit la fumée qui sort d'un volcan. Il y en a plein d'actifs dans la région. De retour à Antigua, je vais déjeuner au resto mexicain qui fait d'excellents tapas. Je me régale. Puis je passe dans une agence pour acheter un billet de bus pour partir demain à Copán, au Honduras. Il paraît qu'il y a là-bas un site maya très intéressant. Ça tombe bien, c’est pour ça que je suis venu. Le minibus doit venir me chercher demain à 4 heures du mat. Heureusement que je suis encore en décalage horaire. Ce sera plus facile.

mercredi 16 août 2017

Visite d'Antigua

Je me réveille à 4 heures du mat. Normal. Pas facile mais il faut que je me rendorme. À 7 heures et demi, il y a un beau ciel bleu. Je vais prendre un petit déjeuner dans une petite tienda à côté puis me prépare à visiter la ville. Il n'y a plus personne dans les rues. Rien à voir avec la foule d'hier. Les rues sont pavées avec des pierres d'époque. Ça leur donne un charme particulier. Je vais visiter un grand nombre de couvents, d’églises et autres monuments de l'époque coloniale. Tous sont quasiment en ruines. L'ancienne capitale a subi un grand nombre de tremblements de terre. Aucun monument n'a complètement résisté à la colère du sol. C'est la raison pour laquelle les colons espagnols ont décidé de déménager la capitale cinquante kilomètres à l'est. Antigua est devenu une petite ville paisible et historique où viennent se reposer les guatémaltèques pendant leurs congés. Tous ces ruines chargées d’histoire donnent un certain charme à la ville. Je déjeune dans un restaurant typiquement guatémaltèque. Ça ressemble à de la cuisine mexicaine. C'est plutôt bon. La cuisine est à base de poulet, haricots rouges, riz et avocat. Vers 14 heures, le soleil tape un peu. Je retourne à l'hôtel pour faire une petite sieste. Puis je vais visiter d'autres couvents et églises en ruine. Ici, ce n’est pas ça qui manque. Les touristes étrangers paient l'entrée dix fois plus cher que les nationaux mais ça reste raisonnable pour nous. 5 euros par site environ. Je me dis que ça permet de les entretenir. Je suis presque le seul touriste étranger chaque fois. La plupart des étrangers sont de jeunes qui viennent apprendre l'espagnol dans des écoles qui pullulent ici. J'ai l'impression qu'il y a un vrai business pour ce filon. Je finis la journée en allant visiter le très beau cimetière de la ville près du grand marché. Il est dans un joli parc en périphérie de la ville. Un petit vieux me vend des confiseries qu'il a faite avec de la pulpe de coco. C'est bon. En rentrant, je passe par une agence pour voir ce qu'ils proposent comme excursion dans le coin. Je me laisser tenter par l’ascension du volcan Pacaya. C’est relativement facile et ça se fait dans la journée. Départ prévu demain à 6 heures du mat.

mardi 15 août 2017

Antigua

Décalage horaire oblige, je me réveille à 4 heures du matin avec l’impression d’avoir suffisamment dormi. Je regarde un peu la télé. Il n’y a que des chaînes de merde qui diffusent des télé achats, des pubs, et des prêcheurs qui réclament du pognon. On ne parle que de dollars. Le petits déjeuner n’est vraiment pas terrible. Les américains sont toujours aussi gros. Je reprends la navette gratuite pour retourner à l'aéroport. Sur mon billet, je n'ai pas de siège attribué. Il faut encore négocier à l'embarquement pour qu'ils me trouvent une place en fonction des désistements. Ouf, ils en ont une. Ça y est je pars. Le survol de la capitale Guatemala City est superbe. Une ville entourée de collines et de volcans. La police et la douane se passent sans problème. Rien à voir avec Atlanta. À la sortie de l'aéroport, il y a des petites navettes qui nous emmènent jusqu’à Antigua, à 45 kms de là. C'est l'ancienne capitale. Une vieille ville historique très jolie. Je préfère venir ici que d’aller à Guatemala City qui n’a à priori aucun intérêt. Le chauffeur m'arrête à un distributeur pour tirer de l'argent local. Le Quetzal. Antigua est très touristique mais ça n'a pas l'air trop gênant. Je vais faire un tour à l'Office du tourisme pour trouver un petit hôtel pas cher. J'en déniche un très sympa tenu par une petite grand-mère Devant la chambre, il y a une terrasse avec une vue magnifique sur le volcan d'en face. Je prends une bonne douche et me repose un peu. Le décalage horaire et la fatigue du voyage m'ont achevé. Dans l'après-midi, je vais me balader un peu dans la ville. Il y a des voitures partout dans les rues. C’est un week-end prolongé, les guatémaltèques sortent. Il y a trop de monde, je prendrai des photos plutôt demain. Le soir, beaucoup de gens rentrent sur Guatemala City. Il y a des bouchons partout. Je vais près du marché pour acheter une carte sim locale pour mon mobile et un adaptateur de prise de courant. Ici, ils fonctionnent avec des prises à fiches plates, à l’américaine. Il y a quelques touristes étrangers mais ils sont noyés dans la masse. Il parait qu’un grand nombre d’étudiants américains viennent ici pour apprendre l’espagnol. Je dîne dans un petit resto sympa des excellents tacos et une bonne bière Lorsque la nuit tombe, il commence à faire frais. Antigua se trouve à 1500 mètres d'altitude. Ce qui fait qu'il fait bon dans la journée et froid la nuit. Je rentre me coucher.

Le départ et escale à Atlanta

C’est reparti pour un nouveau grand voyage. Au début, je voulais partir trois ou quatre mois, jusqu’à la fin de l’année, histoire de bien en profiter. J’avais tout le temps nécessaire puisque je venais de démissionner fin juillet de mon dernier boulot. Mais voilà, entretemps, j’ai trouvé plus vite que prévu un nouveau job qui doit commencer début octobre. Ça me laisse tout de même sept semaines de balade. On ne va pas se plaindre. Comme je ne connaissais pas encore l'Amérique centrale, j’ai choisi d’aller visiter les pays qui constituaient le territoire des mayas, c'est à dire le Guatemala, le Belize, le Yucatan et la région des Chiapas au Mexique. J’ai donc pris un billet d’avion aller-retour pour Guatemala City. Je ne sais pas encore dans quel sens je vais tourner mais l’idée est de faire une boucle en parcourant le plus de sites archéologiques mayas possibles. J’ai parcouru vite fait le Routard, histoire de ne pas rater les endroits sympas. Je pense que je vais battre le record de sac le plus léger de mes voyages. Comme il va faire chaud, pas besoin de m'encombrer. Au besoin, j'achèterai sur place. Finalement, c'est encore mon matériel photo qui sera le plus lourd. Mais là, il n'y a pas de compromis possible. Le passage pour les démarches à l'aéroport est de plus en plus rapide. Maintenant, on télécharge sa carte d'embarquement sur son smartphone par internet et le tour est joué. Comme je n'ai qu'un petit sac et rien en soute, ça va très vite. L'avion passe au-dessus du Groenland et Grand Nord canadien. On aperçoit bien les immenses lacs et les immenses prairies vertes à perte de vue. Je m'attendais à voir de la neige au sol mais non. Le vol se passe sans problème. Arrivé à Atlanta, c'est le gros foutoir devant les formalités de police pour les étrangers. Une queue incroyable qui n’avance pas et trois heures d’attente. Incroyable, je n'avais jamais vu ça. Je ne comprends pas la nécessité de passer la douane si je ne suis qu’en transit ? Je demande plusieurs fois à un planton qui me fait signe qu’il faut faire la queue comme tout le monde. Ca n’avance pas. Les policiers font la grève du zèle ou quoi ? Bien entendu, ça m’a fait rater ma correspondance et mon vol pour le Guatemala. Au comptoir de la compagnie, on me donne un nouveau billet pour demain matin. Comme ils estiment que c'est le gouvernement qui est responsable du retard, ils ne veulent pas prendre en charge l'hôtel pour la nuit. 14 heures à attendre dans l’aéroport. Je ne vais pas rester coincé là. Je sors donc de l'aéroport et vais trouver un hôtel pas trop loin. C'est bien organisé, il y a des navettes gratuites pour chaque hôtel. J'en prends une au hasard. L'hôtel que j’ai choisi au hasard est rempli de noirs. J'ai l'impression que je suis le seul blanc. C'est cocasse. Je retrouve les larges lits à l'Américaine. On pourrait coucher à 4 dedans. Il n’y a pas grand-chose à voir aux alentours. C’est une zone d’aéroport sans intérêt. Cette mésaventure ne me réconciliera pas avec les amerloques.