Tonina
J'ai passé une nuit pas terrible. D'abord il y a eu un chien
qui a aboyé toute la nuit et puis tôt le matin, les ouvriers du chantier d'à
côté qui ont recommencé à faire du barrouf. Bref, je décide de changer d'hôtel.
J'en trouve un autre un peu plus loin, l'hôtel Maya, qui m'a l'air mieux tenu.
Je trouve une chambre en étage avec une vue sur la ville et les montagnes
avoisinantes. Dommage de ne pas l'avoir repéré du premier coup celui-là. Je
m'installe et prends un petit déjeuner dans leur resto. Je veux aller faire un
tour à Tonina. C'est un site situé à 14 kilomètres qui est parait-il pas mal. La
patronne de l'hôtel me conseille d'y aller en taxi. Ça coûte un peu plus cher
mais c'est plus pratique. Soit. Le taxi en demande beaucoup plus que prévu mais
j'arrive à négocier un peu. En vingt minutes, j'arrive sur place. Magnifique
endroit avec des vues sur la vallée et les collines au loin. Des pâturages avec
des vaches et des chevaux. Les paysans ressemblent à des cowboys avec leur
chapeau. Le site est accroché à une colline. Il fait 80 mètres de haut. Le plus
haut site maya à ce qu'il paraît. L'entrée est gratuite car ils n'ont plus de
billets. On donne ce qu'on veut à la sortie. Un paysan du coin me propose de me
faire visiter le site pour pas cher. Pourquoi pas. En fait, il m'accompagne
mais c'est tout. Il me faut voir deux ou trois trucs mais il ne m'apprend pas grand-chose.
Il est quand même sympa. On monte jusqu'en haut de la pyramide, je lui file un
bifton et il me laisse tranquille prendre des photos. En redescendant, je
m'aperçois qu'il a oublié de me montrer un paquet de trucs. Je suis discrètement
les guides officiels pour voir les choses cachées. Apparemment, le site était
habité par un peuple belliqueux qui n'hésitait pas à décapiter leurs ennemis
mais aussi les vainqueurs de leur jeu, la pelote. Mais c'était un honneur de se
faire sacrifier pour les dieux. Des sortes de djihadistes mayas, des cons quoi.
De retour à l'entrée du parc, un jeune couple de mexicains me propose de me
ramener à Ocosingo. C'est sympa, j'accepte. Auparavant, je file un peu de
pognon au guichet du parc. Il parait que c’est pour la croix rouge. J’ai un doute ?
Le soir, il y a un bel orage sur la ville. De ma chambre, c'est magnifique.
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