vendredi 15 septembre 2017

Tonina


J'ai passé une nuit pas terrible. D'abord il y a eu un chien qui a aboyé toute la nuit et puis tôt le matin, les ouvriers du chantier d'à côté qui ont recommencé à faire du barrouf. Bref, je décide de changer d'hôtel. J'en trouve un autre un peu plus loin, l'hôtel Maya, qui m'a l'air mieux tenu. Je trouve une chambre en étage avec une vue sur la ville et les montagnes avoisinantes. Dommage de ne pas l'avoir repéré du premier coup celui-là. Je m'installe et prends un petit déjeuner dans leur resto. Je veux aller faire un tour à Tonina. C'est un site situé à 14 kilomètres qui est parait-il pas mal. La patronne de l'hôtel me conseille d'y aller en taxi. Ça coûte un peu plus cher mais c'est plus pratique. Soit. Le taxi en demande beaucoup plus que prévu mais j'arrive à négocier un peu. En vingt minutes, j'arrive sur place. Magnifique endroit avec des vues sur la vallée et les collines au loin. Des pâturages avec des vaches et des chevaux. Les paysans ressemblent à des cowboys avec leur chapeau. Le site est accroché à une colline. Il fait 80 mètres de haut. Le plus haut site maya à ce qu'il paraît. L'entrée est gratuite car ils n'ont plus de billets. On donne ce qu'on veut à la sortie. Un paysan du coin me propose de me faire visiter le site pour pas cher. Pourquoi pas. En fait, il m'accompagne mais c'est tout. Il me faut voir deux ou trois trucs mais il ne m'apprend pas grand-chose. Il est quand même sympa. On monte jusqu'en haut de la pyramide, je lui file un bifton et il me laisse tranquille prendre des photos. En redescendant, je m'aperçois qu'il a oublié de me montrer un paquet de trucs. Je suis discrètement les guides officiels pour voir les choses cachées. Apparemment, le site était habité par un peuple belliqueux qui n'hésitait pas à décapiter leurs ennemis mais aussi les vainqueurs de leur jeu, la pelote. Mais c'était un honneur de se faire sacrifier pour les dieux. Des sortes de djihadistes mayas, des cons quoi. De retour à l'entrée du parc, un jeune couple de mexicains me propose de me ramener à Ocosingo. C'est sympa, j'accepte. Auparavant, je file un peu de pognon au guichet du parc. Il parait que c’est pour la croix rouge. J’ai un doute ? Le soir, il y a un bel orage sur la ville. De ma chambre, c'est magnifique.

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