jeudi 14 septembre 2017

Ocosingo


Il a plu presque toute la nuit. Quel vacarme ! Il est tombé une quantité pluie impressionnante. On comprend mieux pourquoi la végétation est luxuriante ici. Ce matin, les cours d'eau ont doublé de volume. Mon bus quitte la plaine du Yucatan pour grimper sur les montagnes du Chiapas. La route est sinueuse. Je suis à l'arrière du collectivo. Parfois le mal au cœur me gagne. Mais j'ai un truc imparable contre ça. Il suffit de regarder la route droit devant en cherchant le point le plus éloigné, et ça marche à tous les coups. Plus on monte, plus la végétation s'éclaircit. Et moins il fait chaud. La route n'est pas en très bon état. Il y a souvent des nids de poules ou des ralentisseurs. Nous mettons plus de deux et demi pour parcourir à peine 120 kilomètres. C'est long. D'autant plus qu'on est entassé et que j'ai mon sac sur les genoux. J'ai du mal à bouger mes jambes. Ça fait du bien de revoir les reliefs. Mais ça fait surtout du bien d'arriver à Ocosingo. Je trouve un hôtel dans le centre-ville. Pas très propre mais pas cher, et les hôteliers sont plutôt sympas. Je déjeune vite fait dans leur restaurant. Je vais faire un petit tour sur la place du village. Pas grand-chose à voir mais c'est plutôt un endroit agréable.

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