Ocosingo
Il a plu presque toute la nuit. Quel vacarme ! Il est tombé
une quantité pluie impressionnante. On comprend mieux pourquoi la végétation
est luxuriante ici. Ce matin, les cours d'eau ont doublé de volume. Mon bus
quitte la plaine du Yucatan pour grimper sur les montagnes du Chiapas. La route
est sinueuse. Je suis à l'arrière du collectivo. Parfois le mal au cœur me
gagne. Mais j'ai un truc imparable contre ça. Il suffit de regarder la route
droit devant en cherchant le point le plus éloigné, et ça marche à tous les
coups. Plus on monte, plus la végétation s'éclaircit. Et moins il fait chaud.
La route n'est pas en très bon état. Il y a souvent des nids de poules ou des
ralentisseurs. Nous mettons plus de deux et demi pour parcourir à peine 120
kilomètres. C'est long. D'autant plus qu'on est entassé et que j'ai mon sac sur
les genoux. J'ai du mal à bouger mes jambes. Ça fait du bien de revoir les
reliefs. Mais ça fait surtout du bien d'arriver à Ocosingo. Je trouve un hôtel
dans le centre-ville. Pas très propre mais pas cher, et les hôteliers sont
plutôt sympas. Je déjeune vite fait dans leur restaurant. Je vais faire un
petit tour sur la place du village. Pas grand-chose à voir mais c'est plutôt un
endroit agréable.
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