lundi 21 août 2017

Livingston

Il a plu toute la nuit. Et de la grosse pluie bien tropicale. Cet hôtel est extraordinaire. On retourne cent ans en arrière. Comme si rien n'avait changé depuis. Même la salle à manger est d'origine. Le serveur est un vieux noir tout droit sorti d'un vieux film. Je prends quelques photos de l'endroit pour m'en souvenir puis je vais à pieds à l‘embarcadère des lanchas. C'est comme ça qu'ils appellent les petits bateaux à moteur ici. Il y en a une qui est sur le départ juste quand j'arrive. Décidément, j'ai beaucoup de chance. La traversée jusqu'à Livingston ne dure que trente petites minutes. Faut dire qu'ils sont équipés de sacrés moteurs. C'est sympa d’arriver par la mer. Livingston est un petit bled paumé. On n’y accède que par bateau. Il n'y a pas de route, les gens n'en veulent pas. Il est principalement peuplé de garifunas, des anciens esclaves noirs venus se réfugier ici. Au débarquement, il y a les inévitables rabatteurs qui tentent de nous diriger vers certains hôtels qui les rémunèrent au passage, à notre détriment bien entendu. J'arrive à m'en débarrasser assez facilement. Après la visite de deux ou trois hôtels, j’en trouve un très sympa et bon marché avec une vue sur la mer. Devant moi, la baie. Il ne manque plus que les vaisseaux de pirates. Je vais faire un petit tour dans le bourg. Il n'y a pas grand-chose à voir, juste une ambiance typiquement caraïbe et nonchalante. J'achète une chemise à manches courtes. Il n'y a que ça que je supporte ici. Puis je vais manger une langouste sur la terrasse du resto du port. Un vrai délice. Je rencontre un type qui me propose de louer sa barque pour la journée de demain. C'est relativement cher mais je me dis que ça vaut sans doute le coup. Mais plus tard, à l'hôtel, on me propose de me greffer sur un groupe de cinq canadiennes. C'est beaucoup plus économique. Il fait chaud et très humide. Je dois prendre plusieurs douches par jour. Il parait qu'il y a aujourd'hui une éclipse solaire aux États-Unis. Ici, on ne voit rien. Sauf à la télé comme tout le monde.

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