Orange Walk
Comme j'ai un peu de temps avant de rendre la chambre, je
vais visiter le musée de la ville. Il se trouve à deux pas de l'hôtel. Il est
seulement 9 heures et il fait déjà une chaleur accablante. Le musée est situé
dans une ancienne prison coloniale. Rien de transcendant. Quelques expositions
sur la traite des noirs, sur les populations Mayas et sur les insectes. Il
n’attire pas grand monde et on comprend pourquoi. Je retourne à l'hôtel, prends
mon sac, mets les clefs de ma chambre dans une boîte aux lettres puis me dirige
vers la gare routière. Au passage, je vais tirer un peu d'argent. Je risque
d'être un peu court pour finir mon séjour au Belize. Cette fois-ci, c'est un
vieux bus qui s'arrête souvent. Mais nous ne mettons que deux heures pour
rejoindre Orange Walk. Drôle de nom pour une ville. Comme son nom ne l'indique
pas, c'est la ville de la canne à sucre et des sucrières. Il n'y a pas grand-chose
à voir mais je la trouve plus avenante que Belize City. On vient surtout ici
pour visiter le site maya de Lamanai. Je me fie à mon guide pour trouver un
hôtel. J'ai décidé de me faire plaisir et de prendre un bon hôtel avec de la
clim. J'avoue que j'ai du mal à supporter cette chaleur moite. Ça me rend mou
et amorphe. C'est cher, comme tout ici, mais ils me font une réduction. J'en
profite pour réserver une excursion pour aller visiter Lamanai demain matin. Je
me balade un peu dans la ville mais il n'y a pas grand-chose à voir. À part peut-être
les mennonites, une communauté de mormons. On les voit souvent se balader dans
la ville. On se demande vraiment ce qu'ils foutent là. Les hommes sont vêtus de
pantalons noirs, de chemises à carreaux avec des bretelles et des chapeaux de
paille. Les femmes sont, elles, habillées de robes longues noires et de grands
chapeaux blancs. Comment ne crèvent-elles pas de chaud ? Elles suivent bien
sagement leur mari. C'est « la maison dans la prairie » sous les
tropiques. Décalage complet.
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