L'ascension du volcan Pacaya
Le chauffeur
du minibus vient me chercher à la porte de mon hôtel à 6 heures précise comme
prévu. Il fait frisquet. J’ai mis une polaire. Nous parcourons la ville pour
aller chercher d’autres touristes. Il y a de tout, des Italiens, des Catalans,
de allemands, des israéliens et bien entendu, un paquet d'Américains. Ce serait
difficile de les oublier, on entend qu'eux. Surtout les femmes. Elles parlent
tout le temps. Enfin, quand je dis « elles parlent », « elles
gueulent » serait plus approprié. Pour rejoindre le volcan, il faut
compter environ une heure et demi de route sinueuse. Aujourd'hui, il ne fait
pas très beau. Les nuages sont bas. Ce n'est pas de bon augure. Mais bon, il ne
peut pas, c'est déjà ça. Arrivés au camp de base, un grand nombre de types nous
attendent avec leurs chevaux. « taxis naturels » comme ils disent.
Nous payons le droit d'entrée au parc puis commençons l'ascension. Ça grimpe un
peu mais rien de terrible. Les gauchos nous suivent derrière comme des vautours
au cas où on aurait un coup de fatigue en cours de route. Et ça marche. Une
bonne dizaine de touristes craquent. Nous entrons dans les nuages. Au sommet,
ils sont toujours là. Heureusement, il y a parfois quelques éclaircies. On
devine le cratère. Le volcan a explosé fortement il y a 3 ans. Par endroit, la
lave est encore chaude. Ça fume encore. L’endroit est assez étonnant. Au fond,
il y a même une petite bicoque qui vend des babioles en lave. Les guides font
fondre des marshmallows au bout d'un bâton. Ça amuse les touristes. Puis nous
redescendons gentiment. L'aller et retour aura duré 3 heures et demi. Une
petite balade bien sympathique. Puis le bus nous ramène par la même route. Au
loin, on aperçoit la fumée qui sort d'un volcan. Il y en a plein d'actifs dans
la région. De retour à Antigua, je vais déjeuner au resto mexicain qui fait
d'excellents tapas. Je me régale. Puis je passe dans une agence pour acheter un
billet de bus pour partir demain à Copán, au Honduras. Il paraît qu'il y a là-bas
un site maya très intéressant. Ça tombe bien, c’est pour ça que je suis venu. Le
minibus doit venir me chercher demain à 4 heures du mat. Heureusement que je suis
encore en décalage horaire. Ce sera plus facile.
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