dimanche 20 août 2017

En route vers Puerto Barrios

Finalement, j'ai changé mes plans. J'ai lu qu'on pouvait accéder en bateau à Livingston en passant par Puerto Barrios. Une ville portuaire plus au nord. En plus, il parait que ce port a un côté « fin du monde » complètement glauque. J'adore ! Après mon petit déjeuner, je retourne à l'agence de voyage pour savoir si par hasard, il n'y a pas un départ ce matin. On me dit qu'un minibus est parti ce matin pour Puerto Barrios. Eh merde ! On me conseille de prendre en minibus qui retourne à Antigua et de m’arrêter à Rio Hondos. De là, je pourrai trouver plus facilement un bus pour Barrios. J'acquiesce. Je perdrai moins de temps de cette façon. Un minibus vient me chercher à l'hôtel à midi. Le chauffeur m'explique qu'il fait le trajet aller-retour tous les jours de la semaine. Ça doit être crevant. Nous passons la douane en cinq minutes, un record. J'ai pu négocier avec le chauffeur pour me mettre devant, à côté de lui. On voit mieux le paysage. On discute un peu. La route montagneuse est plutôt jolie. Il me dépose cent bornes plus loin, au croisement de la route qui mène sur la côte caraïbe. Apparemment, je viens de rater un bus à 5 minutes près. Le suivant passe dans trois heures et demi. Je demande s’il n'y a pas d'autres solutions ? Sympas, ils me conseillent d'attendre le passage d'un minibus sur la route. Ce que je fais. Et par chance, j'en trouve justement un qui va à Puerto Barrios. J'ai vraiment le cul bordé de nouilles. Bon, c'est un minibus local blindé de monde mais on me trouve une place à côté de deux charmantes minettes. On se sert un peu, normal ! Il fait de plus en plus humide et chaud. On approche de la mer. On arrive enfin à Barrios vers 17 heures. Grâce à mon GPS, j'arrive à trouver l'hôtel del Norte, situé juste à côté du port industriel. C'est un très vieil hôtel tout en bois qui date de cent ans et qui n'a pas bougé depuis. J'adore ces endroits chargés d'histoire. Je dégouline de sueur tellement l'atmosphère est moite. Je prends une chambre bien pourrie mais avec une vue sur la piscine et la mer. Je prends une bonne douche et en profite pour faire un peu de lessive. Puis je descends au resto de l'hôtel. Le garçon, un vieux noir très sympathique, me dit qu'ils ne servent pas de poisson. Mais il me conseille d'aller au resto d'à côté. Il y a une petite fête sur les quais. Je trouve le restaurant. Je m’installe sous la grande paillotte. Je commande un ceviche. Puis, la pluie tombe brusquement. Heureusement, je suis abrité. Dehors, tout le monde s'enfuit en courant. Une fois l’averse terminée, je retourne à l'hôtel pour bien dormir.

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